En cours de préparation et qui va sortir très prochainement dans la collection “Carnets du 21eme siècle”, cette pièce pour un pianiste, un tourneur “préparateur” et bande magnétique a été composée pour les jeunes musiciens (fin de premier cycle).
23 juin 2009
A paraître pour la rentrée 2009/2010 : La clarinette, cahier de gammes
La clarinette, cahier de gammes, ouvrage pensé et écrit par Jean-Louis Gauch.
Un index indique l’armure et la page de chaque gamme.
Chaque gamme figure sur deux pages conjointes.
Les gammes sont classées par ordre croissant d’altérations en alternant dièses et bémols jusqu’à sept altérations.
Les formules de chaque gamme (secondes, tierces, quartes, etc…) sont strictement placées au même endroit pour toutes les gammes.
L’aigu est écrit en petites notes et permet d’adapter facilement chaque gamme à des niveaux différents.
Le professeur peut choisir librement les articulations de chaque gamme.
“…c’est à se demander pourquoi cela n’a jamais été fait.” Roland Simoncini.
Parution à surveiller dans la rubrique Nouveautés sur www.dhalmann.fr.
23 juin 2009
A paraître : Buzz pour vibraphone solo
“Buzz” de Bernard de Vienne, pièce pour vibraphone solo d’une durée d’environ 3 minutes et de niveau technique de début de cycle 3 va paraître très prochainement dans la collection “Carnets du 21e Siècle”. A suivre dans la rubrique “Nouveautés” du site www.dhalmann.fr.
19 juin 2009
Métissage…, texte de François Rossé
Métissage… François Rossé
L’idée du métissage se situe à l’origine dans la stratégie de développement de nombreuses espèces biologiques… Le fait de développer la génération des espèces par la sexualité bipolaire oblige en quelque sorte à conforter et équilibrer les proliférations génétiques à partir de confrontations variées, évitant ainsi les consanguinités. Ce qui relève de la stratégie biologique l’est, à mon sens, aussi dans le domaine culturel. Toutes les formes de protectionnismes ou d’enfermement esthétiques débouchent plus ou moins sur une sorte de consanguinité d’esprit infusée soit sur le plan social (clans, castes, sectes, chapelles…) soit au niveau géographique (racismes, ethnismes condescendants,…). La notion de contemporanéité n’a de sens que si celle-ci s’inscrit dans la conscience d’un environnement vaste et intègre de manière vive et réactive les diverses actualités qui l’obligent ainsi à se construire en permanence. La création est fonctionnellement soumise à sa recréation conceptuelle.
Le métissage générationnel l’est directement dans la relation avec les générations nouvelles et montantes. Une transmission de qualité est un point essentiel pour le développement d’une culture vive dans la continuité. Malgré une prise de conscience effective, cette fonction de transmission n’est toujours pas encore vraiment perçue à sa juste valeur au niveau des engagements contemporains de la musique (les raisons sont multiples et partagées) (1). L’attitude du concepteur (compositeur) peut tout de même être considéré comme étant professionnelle, autant dans son engagement avec des jeunes musiciens qu’avec des ensemble confirmés. L’évaluation des engagements des compositeurs ne devrait pas systématiquement se bâtir sur le standing des lieux ou des interprètes mais plutôt sur la force et la pertinence des projets tous vecteurs confondus (force de la conception musicale, engagement au niveau social…etc). La dimension musicale, perçue dans son entièreté, implique de manière incontournable, au-delà des questions proprement artisanales artistiques, une dimension humaine et sociale qui, certes, a naturellement besoin d’un laboratoire d’arts et d’essais, mais qui, aussi, un moment donné, confronté à son propre être et son environnement, ne peut se suffire de cette seule dimension. Le même compositeur peut, bien entendu agir dans les différentes directions et éviter ainsi son « classement » dans sa fonction culturelle.
Bien entendu le métissage se situe à divers niveaux de la société… de nombreuses techniques instrumentales récentes sont le résultat de confrontations culturelles diverses. Les développements des modes de jeu au niveau des instruments à vent, plus particulièrement, sont l’enfant métissé entre certaines pratiques de jazz ou de techniques de jeu asiatiques ou africaines et les processus de pensée dans les musiques européennes. Si Adolphe Sax a inventé l’instrument « saxophone » (qui est un métissage entre bois et cuivres) c’est tout de même le jazz qui l’a révélé dans une identité très pertinente bien des décades après. Les attitudes des musiques contemporaines européennes en ont bénéficié directement et indirectement. Je crois volontiers que quasiment toute la dynamique du XXème siècle s’appuie essentiellement sur le fait des métissages… historiques, géographiques et sociaux. Comment saisir les polyphonies en strates ou certaines structurations mélodiques ou rythmiques dans certaines situations du Sacre du Printemps de Stravinsky, ou chez Varèse, Messiaen, Steve Reich, sans tenir compte des négociations avec d’autres cultures(Africaines, Asiatiques ou historiques (grégorien, motets) ? Comment saisir la volonté chez Webern de proposer un évident « nettoyage » dans le post romantisme environnant sinon en métissant une pensée actuelle avec certaines conceptions constructivistes des polyphonies du Moyen-âge et de la Renaissance (métissage avec l’histoire dont il faisait lui-même souvent référence)? Comment ne pas saisir le métissage entre les moyens de production sonore et l’environnement acoustique de la biosphère (urbaine ou rurale) permettant d’ouvrir la perception acoustique à travers une stratégie musicale voire une stratégie architecturale ou plasticienne dans la manipulation compositionnelle du monde acoustique (Schaeffer, Pierre Henry, Luc Ferrari… etc, mais aussi Ligeti ou Xenakis…etc, dans leurs œuvres travaillant la matière acoustique )? On pourrait bien sûr citer Cage dans sa philosophie très dense, Zorn et bien d’autres…etc La confrontation des cultures s’impose en urgence aujourd’hui avec tous les dangers certes (soupe mondialiste à objectif lucratif), mais aussi toutes les nouvelles potentialités (enrichissements identitaires).
. Depuis les années 80, le développement récent, en Occident, de nouvelles pratiques orales (dont notamment la pratique improvisée) au-delà du jazz ou quelques rares traditions maintenues (dont l’orgue), accentue encore davantage les possibilités de croisements divers. Les croisements polyphones sont ainsi possibles entre musiciens lecteurs et non lecteurs, entre différentes pratiques artistiques où l’écriture serait, certes, éventuellement possible, mais plus difficile et plus complexe à mettre en œuvre (voire budgétairement) notamment dans les propositions de spectacles en constante évolution (2) . Bien entendu il serait insuffisant de soutenir le développement des pratiques orales que sous l’angle d’un réalisme au niveau de la faisabilité des projets. Je crois volontiers possible, dans cette confrontation non concurrentielle mais plutôt complémentaire entre l’oralité et l’écriture, une saine clarification dans les fonctions spécifiques concernant ces deux pratiques par ailleurs fortement présentes historiquement en Europe. Il s’agit donc plutôt d’une résurgence que d’un phénomène exclusivement actuel. En outre, la combinaison entre les deux pratiques est tout à fait possible (3) .
En évidence, dans ma propre écriture, bien des situations de métissages y sont travaillées. « Taïgo » pour violon et guitare, par ex. se veut être l’enfant d’une mère japonaise (Taïko) et d’un père argentin ( Tango). J’ai, quasiment à travers toutes mes écritures, cultivé les confrontations conscientes de mémoires, de sémantiques de dimension culturelles. Né en Alsace, il est fort probable que se noue dans mes sensibilités un fond germanique et une culture latine. Ce sont tout de même, en Europe, les deux grands espaces de civilisation, l’une par le nord, indo-européenne et l’autre par le Sud plutôt méditerranéenne. Ma musique est donc bien plutôt une musique de frontière qu’une émanation centralisée. Le métissage m’intégrant intérieurement comme un créole du Nord, il est aisé de comprendre quelque peu mon attitude aspirant aux énergies relationnelles. « Etki en Droutzy » pour percussions et saxophone fusionne en anagramme le nom des interprètes qui en ont fait la création (Kientzy et Drouet). Dans l’œuvre « Es war einmal » pour violoncelle et trompette il est impossible à l’oreille, un moment, de distinguer les deux instruments. Le rêve alchimique du métissage est tout de même de trouver des liens de continuité entre les territoires géographiques ou acoustiques, l’espoir de fusion tel un enfant issu de la connivence pénétrante entre deux mondes que sont les parents. Toute œuvre, en soi, est un potentiel dynamique issu de nombreuses mémoires conscientes et inconscientes à la fois du concepteur et de l’interprète. Ce seul fait, de réunir un interprète et un compositeur est déjà un métissage, qui dans certains cas peut être amoureux ou orageux. La musique, dans sa dynamique de réalisation, est bien plus une question d’éthique qu’une question d’esthétique. Celle-ci relève souvent d’un simple constat phénoménologique et d’appartenance à un groupe (souvent en quête d’identité, cela en était devenu caricatural dans le monde des plasticiens durant le XXème siècle). A présent, la recherche de L’ADN d’une œuvre peut être édifiante à condition de ne pas l’extrader à priori hors de nos frontières perceptives acceptées et de recevoir, toujours sans à priori celles révélées être « sans papiers ». La question d’exigence musicale se situe dans la qualité et l’intégrité de l’engagement de manière totalement indépendante de la façon (orale ou écrite) de l’aborder. Je ne crois pas trop au hasard dans cette relation évidente entre les questions actuelles d’ordre social et celles qui touchent aux attitudes artistiques. A chacun de gouverner son pays intérieur et ses relations extérieures avec ses lois propres… mais avec l’espoir d’y voir admettre une dimension humaine en bonne intelligence et tolérante (whole man music) (4).
(1) Quoique encouragée officiellement, la perception des engagements dans les milieux pédagogiques et amateurs reste généralement très condescendante. Le CDMC , par ex., a longtemps refusé l’intégration des œuvres impliquant des jeunes musiciens ce qui est vraiment dommageable, les conservatoires de leur côté n’ont souvent guère les moyens de programmation à la hauteur de leur potentiel musical et se situent hors de tout réseau efficace de programmation. En conséquence les œuvres écrites à leur demande sont difficilement éditables et accessibles (matériels parfois complexes et peu d’espoir de reprises) alors qu’on pourrait envisager un répertoire artistiquement très engagé et adapté fonctionnellement à ces lieux. Il semble qu’une « modernisation » de la pensée culturelle à ce niveau dans nos pays occidentaux pourrait s’imposer présentement. C’est une question de métabolisme autant logique dans le domaine culturel que dans l’espace biologique… et que l’on ne s’étonne pas des difficultés que soulève l’audience et la fonction des musiques dites « contemporaines » qu’il est pourtant indispensable de défendre dans leur existence.
(2)cf. dans ma propre expérience, le spectacle en duo entre le piano, que je tiens et le danseur japonais Shiro Daïmon, où le rapport entre la danse et la musique se construit parallèlement en équivalence… ce qui est tout de même, dans l’expérience artistique, hautement intéressant.
(3) cf. l’œuvre « Arc en Ombre » réalisée avec l’ensemble « Proxima Centauri » impliquant entre autres un pianiste interprète et un pianiste improvisateur, mais aussi d’autres œuvres telles que « Waaij », « D’zitt laase », Wend’reng » ou « Olon’ » qui impliquent de manière concertante avec des improvisateurs soit des ensembles instrumentaux, soit des orchestres symphoniques ou des orchestres d’harmonie). « Waaij » était doublement concertant puisqu’il impliquait le saxophone (en écriture avec Marie-B Charrier) et le piano (en improvisation pour moi-même). Cette œuvre avait été donnée au Festival de Lanaudière 2000 (Montréal) avec le Nouvel Ensemble Moderne sous la direction de Lorraine Vaillancourt.
(4) Bien entendu, dans nos pays occidentaux, toutes les musiques ont une possibilité (plus ou moins confortable, certes) d’exister. Ce qui est parfois difficilement accepté, dans les visions culturelles les plus officielles un peu rationalistes, c’est le métissage complexe à l’intérieur d’un même individu. Que le même individu puisse être compositeur (dans le sens classique contemporain du mot), être impliqué dans une musique de cabaret, être confronté à diverses cultures (géographiques et sociales) dans le cadre de l’oralité dont l’improvisation n’est pas pour rassurer les puristes et intégristes de la sacro sainte « cohérence artistique ». Les questions du XXème siècle se poursuivent probablement en ce début du XXIème mais avec des préoccupations élargies. La cohérence n’est pas à confondre avec le rigorisme monolithique, intéressant en tant qu’expérience très ponctuelle, mais, à mon sens dangereuse à établir comme religion permanente divulguée souvent de manière prosélyte (les musiques du XXème siècle en ont beaucoup souffert). La cohérence est celle reconnue dans son individualité propre, elle est donc forcément très complexe et possède une immense faculté d’adaptation à l’instar des mécanismes biologiques. C’est donc bien d’éthique qu’il s’agit, dans un engagement artistique bien au-dessus des canalisations culturelles d’ordre esthétique. Je ne sais si la toute récente élection américaine ne met pas d’une façon indirecte le doigt sur des modes de pensée à faire évoluer sur notre propre vieux continent.
19 juin 2009
Qu’est devenu P’hill Publications ?
A l’aube de l’année 2000 j’ai crée P’hill Publications, librairie musicale spécialisée dans les partitions pour la percussion classique et contemporaine. Vous êtes des milliers à m’avoir fait confiance et à vous fédérer autour de ce projet de vaste caverne d’Ali Baba de la percussion. Je vous remercie de la confiance que vous m’avez témoigné et de votre grande patience, souvent, face aux délais de livraisons improbables que je vous ai infligé.
Beaucoup également ont connu l’aventure du « Percu’bus », la boîte à malice mobile du percussionniste, que j’ai lancé avec mon ami Pierre-François Resta et qui sillonna l’Europe de long en large.
Les rencontres, les coups d’oreille, les coups de cœur m’ont amené progressivement sur le chemin de l’édition. La percussion d’abord, mon domaine depuis plus de trente ans, puis l’ouverture aux écritures pour tous les instruments, notamment par le biais des collections (Carnets du 21e siècle, Maïa) dont les ligne éditoriales sont supervisées par Bruno Giner et Eric Fischer.
Il devenait de plus en plus difficile de vous asssurer un service de qualité dans les deux activités, la librairie et l’édition, une embauche supplémentaire n’étant pas économiquement envisageable.
J’ai donc décidé, au milieu de l’année 2008, de suspendre l’activité de distribution de Phill Publications pour me consacrer pleinement à mes éditions (Editions François Dhalmann) et vous proposer avec enthousiasme un répertoire musical riche de pépites tour à tour surprenantes, enjouées ou graves.
Le nom de domaine phillpublications.fr reste actif et donne accès à la version en anglais de nos éditions, la version française se trouvant sous www.dhalmann.fr.
19 juin 2009
Création mondiale d’Octopus and the Moon d’Eric Fischer
“Octopus and the Moon”, oeuvre pour orchestre d’harmonie composée par Eric Fischer sera créee par l’Orchestre National d’Harmonie des Jeunes dirigé par Miguel Etchegoncelay le 17 juillet 2009 à Schladming en Autriche lors du concert de gala du festival Mid-europa regroupant des orchestres de toute l’Europe.
“Octopus & the Moon”: …pourquoi ce titre?!
D’une part, comme beaucoup de gens ( mais peu osent l’avouer), à minuit les soirs de pleine lune, je me transforme en poulpe.
D’autre part et d’un point de vue structurel, la pièce enchaîne huit états de son évolution, des vagues, autrement dit flux & reflux, car il ne s’agit pas de développements.
Chaque nouvel état sonore émerge puis disparaît. Cet ouvrage n’est pas dans l’usage habituel d’un orchestre d’harmonie mais est à coup sûr ce que j’aimerais souvent lui entendre jouer: un temps suspendu, introspectif voire intime, la richesse de la nomenclature liée à ce type de formation permettant à l’infini la recherche de couleurs sonores et de combinaisons.”
Eric Fischer
La partition, conducteur et parties, sera disponible sur le site courant juillet.